23/08/2007 - PARC DU MASAI MARA (suite)
Le lendemain matin, réveil à l'aube ! Après un petit dej rapide mais consistant, nous voilà en route! Nous sommes les premiers à quitter le camp endormi, en compagnie de notre guide Masaï.(on avait un peu peur de se perdre, c'est vraiment immense, et surtout, lui il doit connaitre les "bons coins" !)
Les Impalas ne se laissent pas déconcentrer par notre passage, mais les gnous nous dévisagent avec curiosité (c'est réciproque!)
Les gnous sont vraiment bizzarement faits: on a l'impression qu'ils sont tout de guiguois ! de plus, on le voit souvent faire des cabrioles inexpliquées, à croire qu'il est ivre! en fait, ces pirouettes sont dues à des mouches parasites, qui se logent...dans le cerveau de l'animal et finissent par le rendre fou.
Tous les ans, vers mi octobre a lieu la "grande migration" : plus d'un million de gnous et des milliers de gazelles et zèbres, poussés par une mystérieuse pulsion,partent en trombe vers le Serengeti, en Tanzanie, pour y trouver de plus riches patûrages. Un grand nombre n'y arrivera pas, morts d'épuisement, noyés ou dévorés au passage de la Mara River.
D'autres touristes ont choisi la voie des airs pour apprécier le panorama et approcher les animaux
Tout est calme, et nous apprécions la chance d'être à cet endroit...mais n'en restons pas moins aux aguets car il nous reste encore des tas d'animaux à découvrir!
Le paysage est assez désertique, l'herbe est rasée de près, mais à proximité des points d'eau, subsiste un peu de verdre, et on a toutes les chances d'y apercevoir buffles, girafes, antilopes et autres herbivores, soulagés d'avoir survécu une nuit supplémentaire sur cet eden, malheureusement peuplé de fauves!
Ici, c'est la loi du plus fort ou du plus rapide qui l'emporte, et les nuits dans la brousse sont agitées et sanglantes. Dans la journée, tout le monde récupère (ou digère!) et c'est la trève.
D'ailleurs, en parlant de digérer..... Pris en flag' de sieste, le roi lion!
Une chance ! nous les avons trouvés tous seuls,(enfin, avec notre guide, quand même!) nous sommes très fiers de nous ! et aussi très émus de les voir de si près !
Toute une famille est rasemblée là: plusieurs lionnes, des petits...Trop beau !!
Et celui là, il est pas "trognon" ? ( pour l'instant!)
Nous restons un moment à les observer, nous ne les dérangeons pas : ils ne nous prêtent aucune attention ! et nous ne sommes qu'à quelques mètres!
Moments privilégiées...qui prennent fin, quand un véhicule nous repère de loin et se précipite, bientôt suivi de 5 ou 6 autres: c'est la curée sur les lions au repos!
Au revoirla compagnie, désolés d'avoir ramené autant de monde!
Après les prédateurs....les proies potentielles !
Ce petit damalisque et ce bébé zèbre ne sont pas très vieux....mais déjà debouts, ce soir ils pourront fuirdevant le danger.
A cette saison (décembre), beaucoup d'herbivores(suivis de leurs prédateurs!) sont partis au Serengeti, mais il en reste encore suffisament pour faire notre bonheur, et nous passons de longs moments à les observer.
Ce matin, nous croisons encore des buffles (très dangereux, s'abstenir de les énerver et de passer trop près! merci le zoom x12 !) et des autruches, sans compter tout un tas d'antilopes et gazelles.
En cour de route, nous avons pu discuter avec notre guide Masaï, des conditions de vie de son peuple. Semi nomade,il survit en partie grace à la Réserve, mais en dehors de celle ci dont il a été chassé...pour laisser la place aux touristes! Sous pretexte de protection animale, on lui interdit de faire paître ses troupeaux à l'intérieur de la réserve, et on le cantonne en bordure de celle-ci, dans de pseudos vilages où on organise des spectacles "folkloriques". Les fiers guerriers Masaï se retrouvent employés comme guides ou dans les lodges, à vendre des souvenirs aux touristes ...ainsi que le droit de les prendre en photos! Il faut dire qu'ils ont fière allure, avec leurs ornements et leur couverture à carreaux rouges, qui mettent en valeur leurs silhouettes élancées aux longues jambes.
En discutant, nous continuons le long de la piste, le terrain est valloné, et par endroit on longe des parois rocheuses, que notre guide observe avec attention. Puis il nous indique un raidillon, qui mène au sommet d'une barre rocheuse. Arrivés au sommet, la vue sur le paysage est magnifique...mais surtout, à 5 m de nous....encore une famille de lions ! Plusieurs lionnes avec leurs lionceaux (plus jeunes que les précédents), et plus tard nous nous rendrons compte que Monsieur Lion était planqué dans les fourrés ! (encore en train de faire la sieste, fainénant!).
Les femelles se sont installées sur un surplomb qui leur permet de surveiller les alentours, pendant que les petits dorment, têtent ou jouent.
Le petiot a une bonne bouille, mais sa maman a un regard....Brrrr !
Plusieurs autres 4X4 sont arrivés, ça n'a pas l'air de lui plaire.
Il faut dire que ça tourne au ridicule, cet encombrement de véhicules sur ce plateau ! Il y a de quoi être de mauvaies humeur !
On ne se lasserait pas de les observer, surtout que les lionceaux, comme tous les bb animaux font les pires bêtises !
Mais il est temps de les laisser; nous descendons de l'escarpement, et passons juste en dessous d'eux.
Heureusement qu'on est en voiture, celle ci a l'air prête à se jeter sur tout ce qui bouge...
Quant à celle là, le regard fixe, elle veille sur son territoire, telle une vigie. .
Il est 11h déjà !!! on n'a pas vu passer le temps ! il est l'heure de rentrer au lodge (pour un autre petit déj' bien tardif!), un ptit bain à la piscine avec les vervets comme spectateurs, déjeuner, sieste, et vers 15h, hop! en route vers la Mara River, seuls cette fois.
En chemin, un type nous dit avoir vu un guépard, près de l'arbre en haut d'une colline, après le virage, etc... évidemmment, on ne trouvera pas le guépard.
Mais des hyènes, si! elles dormaient comme des bienheureuses, juste en bordure de piste.
Le réveil a l'air "grognon" chez les hyènes! Et on ne peut s'empêcher de trouver leur regard...sournois:leur mauvaise réputation leur colle à la peau! Cependant, leur rôle ...macabre n'en n'est pas moins écologique!
Plus loin, la Mara River s'écoule, tranquille à cette époque: Dans queqlues mois, ses eaux seront rougies du sang des gnous et zèbres revenant de Tanzanie, et dévorés par les crocodiles. Pour l'instant, l'endroit est buccolique à souhait. Seuls, quelques hippos barbotent dans ce méandre.
Un petit singe malicieux a profité de ce que nous avions le dos tourné et laissé les portes ouvertes, pour s'appprocher subrepticement et tenter de s'approprier dieu sait quoi dans le 4X4....bon sang, les clés! mon sac! mes lunettes ! course poursuite : le premier arrivé aura la clé ! hélà, je veux pas rester là moi ! ouf! il a abandonné ! se faire dévaliser par un singe, un comble!
Une si mignonne frimousse...de la graine de bandit oui !
Nous reprenons la route du retour, car en plus nous avons égaré notre guide (Gallimard) du Kenya, en faisant une pause pipi après avoir cherché en vain le guépard.
Nous retournons donc sur les lieux, mais ne trouvons rien.Par contre, on aperçoit de loin un éléphant solitaire et décidons de nous en approcher, les yeux fixés sur lui.
Tout à coup je tourne la tête.....Bon sang, on a failli passer à coté sans le voir ! Forcément, avec sa tenue de camouflage...faut avoir l'oeil (et de la chance) pour le voir: Sa Majesté Le Guépard !!!
D'émotion, on en fait caler le moteur; on ne bouge plus, on ne parle plus, on ne respire plus..... La Chance du siècle !!!
Il na pas l'air trop éffarouché, il nous jette de temps en temps un coup d'oeil, mais décide que finalement il n'a rien à craindre de nous, et s'installe, prend la pose, se vautre, cabotin !!! et nous, on se régale (on s'en est approchés à...5 m!)
Nos coeurs battent la chamade, il doit les entendre ! Il observe majestueusement les environs, sûr de lui et de sa force....
Devant tant d'indolance, on s'enhardit, on fait le tour de la bête, histoire de le voir sous toutes ses coutures.
De face, on voit très bien les bandes lacrymales qui partent de ses yeux : le guépard pleure des larmes de charbon !
On voit bien aussi son bidon tout blanc !
De dos, on voit bien les taches arrondies qui constellent son pelage. Quelle splendeur !
Un bruit l'alerte soudain, il se dresse, tous les sens en éveil...Une proie en vue??? non, et nous n'asisterons pas à la chasse de ce superbe sprinter (95 km/h en pointe, mais seulement pendant quelques secondes! il ne faut pas rater son coup si on veut se remplir l'estomac)
D'ailleur, il chasse essentiellement tôt le matin ou le soir, mais de plus en plus dérangé par les touristes, il en vient à chasser ...à midi, quand ceux ci sont rentrés déjeuner ! La chaleur n'étant pas propice à un effort aussi violent, de plus en plus de guépards s'épuisent en chasses inutiles, ce qui menace l'espèce.
Nous entendons des véhicules, nous allons finir par attirer l'attention sur lui, et nous ne voulons pas partager ce précieux félin avec des indésirables (égoistes que nous sommes!).
Nous le laissons à sa surveillance solitaire de son domaine et nous esquivons, après 1h30 d'observation, la tête pleine d'images de ce splendide félin.
Tout occupés à le contempler, on en a oublié l'éléphant qui en a profité pour prendre la poudre d'escampette sur la pointe des pieds !!!
De plus le temps se gâte, il est temps de rentrer.
En cours de route, on retrouve notre éléphant (pas sur que ce soit le même), qui se hâte de rentrer chez lui sous la pluie: Mme éléphant va lui tirer les oreilles!
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