23/08/2007 - Du Masaï mara à Gilgil, par Mau Escarpment
Ce matin, il faut déjà quitter le Masaï Mara, alors qu'une semaine entière n'y suffirait pas pour en faire le tour. Malgré tout, nous avons été chanceux, car en plus des "classiques" : Zèbres, gnous, antilopes et gazelles, nous avons eu le bonheur de découvrir une famille de lions au repos, et un guépard (les autres au lodge en étaient verts de jalousie!)
Nous avons décidé de ne pas revenir sur nos pas pour rejoindre Narok, et de passer par un autre "gate" pour sortir du Mara. Le ranger de service a l'air éberlué: il ne doit pas passer garnd monde par ici ! la piste est encore plus défoncée que de l'autre coté! et il y a encore moins de circulation! (tant mieux!)
Des girafes détalent devant nous sur la piste en nous grillant la priorité, d'un galop lent où il nous semble qu'elles vont perdre leur jambes!
Nous avons aussi l'occasion de passer devant des villages Masaï très isolés :des Manyatta : villages de cases, entourés d'une palissade d'épineux, pour les protéger (ainsi que le bétail), des fauves.
Au bout d'un moment....on ne sait plus trop où on est !Notre carte au 1/ 950000 n'est pas très précise et n'est pas d'une très grande aide!
Coup de bol, au moment où ne sait plus du tout où aller, on tombe sur 2 jeunes Masaï en ballade dans le coin, et qui parlent un anglais très académique: William et son pote.
Leurs explications ne sont pas très claires, et après pas mal de palabres entre eux, ils nous proposent de venir avec nous un bout de chemin! ça tombe bien, ils vont voir leurs copains dans un village plus loin, et celui ci est indiqué sur la carte: oufff !
Allez, en voiture les masaï, avec leurs couvertures, leurs longs batons de marche....leurs téléphones portables (!),leurs cartes d'identité et leurs montres digitales aux bracelets...de perles! Ils sont très élégants et très dignes.
Il me semble bien qu'à un moment donné, eux aussi sont perdus...mais on fini par arriver au bon endroit! Nous nous quittons en échangeant nos numéros de téléphones, adresses email, et leur payons leurs trajets de retour en matatu pour rentrer.
Nous arrivons un peu plus tard à Narok et de là, prenons la route du Mau Escarpment: déconseillée par le loueur de voiture... mais chaudement recommandée par nos hôtes de ce soir! on n'a pas pu résister: il parait que les touristes ne passent jamais par là!
Après quelques km de beau goudron....nous revoilà sur une piste creusée d'ornières ....et très fréquentée ! vélos, camionettes, matatus et pietons !plus quelques vaches par ci par là, histoire d'agrémenter le parcours!
Le paysage a changé de façon spectaculaire, en même temps que l'altitude s'élève: tout est verdoyant, bananiers, cultures et il y a beaucoup d'abres, les villages ont l'air un peu prospères
Nous sommes e pleine montagne, à 2700m (!), il y a même des épicéas ! et nous sommes entourés de cultures! Ce coin doit être le grenier à céréales du Kenya ! Champs de blés à perte de vue, gros tracteurs modernes, et toujours les matatus lourdement chargés qui peinent dans la montée !
Changement de paysage...et de température aussi !!!!
On passe un sommet, et on redescend vers d'autres champs et un village, en principe Mau Narok.
Vu qu'il n'y a pas de panneau, on espère qu'il s'agit bien du bon village ! On a retrouvé un semblant de goudron au bout de la piste en terre rouge, mais il n'y a quasiment pas d'autre véhicule que nous!
. Le village est un peu de bric et de broc, tôles ondulées, cabanes en bois, échoppes ouvertes à ciel ouvert en bord de route où s'étale la marchandise...
Incongrue au milieu de ce désordre, une église flambant neuve en dur...juste après les cabanes précaires...
Comme on n'a vu aucune bifurcation, on continue sur le goudron, en espérant aller dans la bonne direction ! ceci sera confirmé peu après par un policier Kenyan qui nous a arrêté pour un contrôle.Très sympa et souriant, et surtout très content d'avoir affaire à des touristes ! et Français! ça alors! il n'en revient pas! Lui aussi nous donne son adresse email....du jamais vu !
Peu après, on bifurque à droite...à nous la descente, sur une piste en terre...mouillée! Les paysages sont toujours splendides,on aperçoit au loin le Lac Nakuru. La voiture glisse un peu où elle veut...et la profondeur des fossés des 2 cotés est...impressionnante !
Heureusement, notre voiture "jouet" est légère: ça facilite les choses quand il faut pousser, mais avec de la gadoue jusqu'au chevilles, c'est pas évident d ne pas se retrouver le cul par terre! ce qui fait beaucoup rire les pietons (leurs chaussures sont propres, comment font ils???), hilares de voir Gilles au volant et moi à pied, pourchassée par cet engin qui me fonce dessus à chaque coup de volant ! Bon, en vitesse lente, ça va mieux ouf! encore un fou rire !!! ah, ils sont doués les aventuriers!
D'ailleurs, en montée ce n'est pas mieux !!! et cela nous donne l'occasion de vivre un épisode de la vie Africaine de tous les jours : descendre, pousser, dégager, reculer, pousser....Epique et coloré, mais dans la bonne humeur! et sous les regards de nombreux spectateurs !

Ils finiront par arriver à passer ! ce sont des pros du sytème D !
Arrivés en bas, le paysage est à nouveau plus desertique, mais la piste va être plus roulante !!
Le petit lac Elementeita surgit au milieu de quelques accacias, et on devine les flamants roses qui barbotent dans ses eaux alcalines.
Peu après nous rejoignons une grande route, avec des panneaux ! beaucoup de véhicules qui roulent à toute allure aussi....et le jour commence à baisser. Heureusement, Gilgil n'est plus très loin!
Mais c'est sans compter sur les explications obscures des militaires du cru qui nous égarent complètement ! en plus la route est en chantier, c'est un souk monstre, il y a des camions dans tous les sens, des ornières gigantesques et des nids de poules ,des cyclistes inconscients au milieu de la poussière, et de la nuit qui descend....on serre les fesses.
La route en chantier s'avère être une future autoroute ! et on hallucine le péage est déjà fait ! Gilles est furieux et jure de ne pas payer un shilling pour un b....l pareil ! ambiance....
ouf,seuls les camions doivent payer...ça nous evitera de passer la nuit au poste pour outrage à fonctionnaire...
20 Kms et 1 h plus tard, dans la nuit la plus totale, nous arrivons enfin au Malewa River Lodge, du moins à l'entrée de la reserve, cloturée et privée, dont il fait partie. Après être passés devant un garde à l'entrée, on continue sur une(belle) piste, sans apercevoir la moindre lumière...enfin, une lueur ! un autre garde, avec une lampe tempête: il nous indique le "parking": où ça? sous les arbres, bon...rien n'indique la présence d'une quelconque habitation dans ces ténèbres, à part l'odeur du feu de bois.
On nous prend nos sacs, on nous éclaire et nous guide dans la cambrousse, jusqu'à....un mirage nocturne !!!
Le lodge était là, ravissante chaumière, sans électricité, ouverte sur l'exterieur, tout n'est que bois, pierre et materiaux naturels. Nous sommes chaleureusement accueillis par le maitre des lieux, Ecossais d'origine (bonjour l'accent)
Direction notre "banda" ou bungalow, un bijou !même (et surtout) à la seule lumière de la lampe à pétrole.
Cet endroit est romantique à souhaits, j'adore! (la douche glaciale, beaucoup moins, l'eau vient de la rivière, brrr!)
Un whisky ecossais plus tard, ça va déjà mieux, et après un solide diner et un "brittish tea" au coin du feu, c'est le bonheur!
Il est temps d'aller se reposer......
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23/08/2007 - PARC DU MASAI MARA (suite)
Le lendemain matin, réveil à l'aube ! Après un petit dej rapide mais consistant, nous voilà en route! Nous sommes les premiers à quitter le camp endormi, en compagnie de notre guide Masaï.(on avait un peu peur de se perdre, c'est vraiment immense, et surtout, lui il doit connaitre les "bons coins" !)
Les Impalas ne se laissent pas déconcentrer par notre passage, mais les gnous nous dévisagent avec curiosité (c'est réciproque!)
Les gnous sont vraiment bizzarement faits: on a l'impression qu'ils sont tout de guiguois ! de plus, on le voit souvent faire des cabrioles inexpliquées, à croire qu'il est ivre! en fait, ces pirouettes sont dues à des mouches parasites, qui se logent...dans le cerveau de l'animal et finissent par le rendre fou.
Tous les ans, vers mi octobre a lieu la "grande migration" : plus d'un million de gnous et des milliers de gazelles et zèbres, poussés par une mystérieuse pulsion,partent en trombe vers le Serengeti, en Tanzanie, pour y trouver de plus riches patûrages. Un grand nombre n'y arrivera pas, morts d'épuisement, noyés ou dévorés au passage de la Mara River.
D'autres touristes ont choisi la voie des airs pour apprécier le panorama et approcher les animaux
Tout est calme, et nous apprécions la chance d'être à cet endroit...mais n'en restons pas moins aux aguets car il nous reste encore des tas d'animaux à découvrir!
Le paysage est assez désertique, l'herbe est rasée de près, mais à proximité des points d'eau, subsiste un peu de verdre, et on a toutes les chances d'y apercevoir buffles, girafes, antilopes et autres herbivores, soulagés d'avoir survécu une nuit supplémentaire sur cet eden, malheureusement peuplé de fauves!
Ici, c'est la loi du plus fort ou du plus rapide qui l'emporte, et les nuits dans la brousse sont agitées et sanglantes. Dans la journée, tout le monde récupère (ou digère!) et c'est la trève.
D'ailleurs, en parlant de digérer..... Pris en flag' de sieste, le roi lion!
Une chance ! nous les avons trouvés tous seuls,(enfin, avec notre guide, quand même!) nous sommes très fiers de nous ! et aussi très émus de les voir de si près !
Toute une famille est rasemblée là: plusieurs lionnes, des petits...Trop beau !!
Et celui là, il est pas "trognon" ? ( pour l'instant!)
Nous restons un moment à les observer, nous ne les dérangeons pas : ils ne nous prêtent aucune attention ! et nous ne sommes qu'à quelques mètres!
Moments privilégiées...qui prennent fin, quand un véhicule nous repère de loin et se précipite, bientôt suivi de 5 ou 6 autres: c'est la curée sur les lions au repos!
Au revoirla compagnie, désolés d'avoir ramené autant de monde!
Après les prédateurs....les proies potentielles !
Ce petit damalisque et ce bébé zèbre ne sont pas très vieux....mais déjà debouts, ce soir ils pourront fuirdevant le danger.
A cette saison (décembre), beaucoup d'herbivores(suivis de leurs prédateurs!) sont partis au Serengeti, mais il en reste encore suffisament pour faire notre bonheur, et nous passons de longs moments à les observer.
Ce matin, nous croisons encore des buffles (très dangereux, s'abstenir de les énerver et de passer trop près! merci le zoom x12 !) et des autruches, sans compter tout un tas d'antilopes et gazelles.
En cour de route, nous avons pu discuter avec notre guide Masaï, des conditions de vie de son peuple. Semi nomade,il survit en partie grace à la Réserve, mais en dehors de celle ci dont il a été chassé...pour laisser la place aux touristes! Sous pretexte de protection animale, on lui interdit de faire paître ses troupeaux à l'intérieur de la réserve, et on le cantonne en bordure de celle-ci, dans de pseudos vilages où on organise des spectacles "folkloriques". Les fiers guerriers Masaï se retrouvent employés comme guides ou dans les lodges, à vendre des souvenirs aux touristes ...ainsi que le droit de les prendre en photos! Il faut dire qu'ils ont fière allure, avec leurs ornements et leur couverture à carreaux rouges, qui mettent en valeur leurs silhouettes élancées aux longues jambes.
En discutant, nous continuons le long de la piste, le terrain est valloné, et par endroit on longe des parois rocheuses, que notre guide observe avec attention. Puis il nous indique un raidillon, qui mène au sommet d'une barre rocheuse. Arrivés au sommet, la vue sur le paysage est magnifique...mais surtout, à 5 m de nous....encore une famille de lions ! Plusieurs lionnes avec leurs lionceaux (plus jeunes que les précédents), et plus tard nous nous rendrons compte que Monsieur Lion était planqué dans les fourrés ! (encore en train de faire la sieste, fainénant!).
Les femelles se sont installées sur un surplomb qui leur permet de surveiller les alentours, pendant que les petits dorment, têtent ou jouent.
Le petiot a une bonne bouille, mais sa maman a un regard....Brrrr !
Plusieurs autres 4X4 sont arrivés, ça n'a pas l'air de lui plaire.
Il faut dire que ça tourne au ridicule, cet encombrement de véhicules sur ce plateau ! Il y a de quoi être de mauvaies humeur !
On ne se lasserait pas de les observer, surtout que les lionceaux, comme tous les bb animaux font les pires bêtises !
Mais il est temps de les laisser; nous descendons de l'escarpement, et passons juste en dessous d'eux.
Heureusement qu'on est en voiture, celle ci a l'air prête à se jeter sur tout ce qui bouge...
Quant à celle là, le regard fixe, elle veille sur son territoire, telle une vigie. .
Il est 11h déjà !!! on n'a pas vu passer le temps ! il est l'heure de rentrer au lodge (pour un autre petit déj' bien tardif!), un ptit bain à la piscine avec les vervets comme spectateurs, déjeuner, sieste, et vers 15h, hop! en route vers la Mara River, seuls cette fois.
En chemin, un type nous dit avoir vu un guépard, près de l'arbre en haut d'une colline, après le virage, etc... évidemmment, on ne trouvera pas le guépard.
Mais des hyènes, si! elles dormaient comme des bienheureuses, juste en bordure de piste.
Le réveil a l'air "grognon" chez les hyènes! Et on ne peut s'empêcher de trouver leur regard...sournois:leur mauvaise réputation leur colle à la peau! Cependant, leur rôle ...macabre n'en n'est pas moins écologique!
Plus loin, la Mara River s'écoule, tranquille à cette époque: Dans queqlues mois, ses eaux seront rougies du sang des gnous et zèbres revenant de Tanzanie, et dévorés par les crocodiles. Pour l'instant, l'endroit est buccolique à souhait. Seuls, quelques hippos barbotent dans ce méandre.
Un petit singe malicieux a profité de ce que nous avions le dos tourné et laissé les portes ouvertes, pour s'appprocher subrepticement et tenter de s'approprier dieu sait quoi dans le 4X4....bon sang, les clés! mon sac! mes lunettes ! course poursuite : le premier arrivé aura la clé ! hélà, je veux pas rester là moi ! ouf! il a abandonné ! se faire dévaliser par un singe, un comble!
Une si mignonne frimousse...de la graine de bandit oui !
Nous reprenons la route du retour, car en plus nous avons égaré notre guide (Gallimard) du Kenya, en faisant une pause pipi après avoir cherché en vain le guépard.
Nous retournons donc sur les lieux, mais ne trouvons rien.Par contre, on aperçoit de loin un éléphant solitaire et décidons de nous en approcher, les yeux fixés sur lui.
Tout à coup je tourne la tête.....Bon sang, on a failli passer à coté sans le voir ! Forcément, avec sa tenue de camouflage...faut avoir l'oeil (et de la chance) pour le voir: Sa Majesté Le Guépard !!!
D'émotion, on en fait caler le moteur; on ne bouge plus, on ne parle plus, on ne respire plus..... La Chance du siècle !!!
Il na pas l'air trop éffarouché, il nous jette de temps en temps un coup d'oeil, mais décide que finalement il n'a rien à craindre de nous, et s'installe, prend la pose, se vautre, cabotin !!! et nous, on se régale (on s'en est approchés à...5 m!)
Nos coeurs battent la chamade, il doit les entendre ! Il observe majestueusement les environs, sûr de lui et de sa force....
Devant tant d'indolance, on s'enhardit, on fait le tour de la bête, histoire de le voir sous toutes ses coutures.
De face, on voit très bien les bandes lacrymales qui partent de ses yeux : le guépard pleure des larmes de charbon !
On voit bien aussi son bidon tout blanc !
De dos, on voit bien les taches arrondies qui constellent son pelage. Quelle splendeur !
Un bruit l'alerte soudain, il se dresse, tous les sens en éveil...Une proie en vue??? non, et nous n'asisterons pas à la chasse de ce superbe sprinter (95 km/h en pointe, mais seulement pendant quelques secondes! il ne faut pas rater son coup si on veut se remplir l'estomac)
D'ailleur, il chasse essentiellement tôt le matin ou le soir, mais de plus en plus dérangé par les touristes, il en vient à chasser ...à midi, quand ceux ci sont rentrés déjeuner ! La chaleur n'étant pas propice à un effort aussi violent, de plus en plus de guépards s'épuisent en chasses inutiles, ce qui menace l'espèce.
Nous entendons des véhicules, nous allons finir par attirer l'attention sur lui, et nous ne voulons pas partager ce précieux félin avec des indésirables (égoistes que nous sommes!).
Nous le laissons à sa surveillance solitaire de son domaine et nous esquivons, après 1h30 d'observation, la tête pleine d'images de ce splendide félin.
Tout occupés à le contempler, on en a oublié l'éléphant qui en a profité pour prendre la poudre d'escampette sur la pointe des pieds !!!
De plus le temps se gâte, il est temps de rentrer.
En cours de route, on retrouve notre éléphant (pas sur que ce soit le même), qui se hâte de rentrer chez lui sous la pluie: Mme éléphant va lui tirer les oreilles!
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15/08/2007 - NAIROBI - PARC DU MASAÏ MARA
Nous avons pris livraison de notre carrosse à notre arrivée hier soir, et après quelques "gags" dus au volant à droite et à la conduite inversée (ancienne colonie britannique oblige !), nous voilà partis !
Evidemment, notre 4X4 a plus l'air d'un "jouet" que d'un "vrai" 4W4...En plus des kilomètres, nous allons aussi avaler...de la poussière en quantité ! (pas de clim'!),nous craignons de perdre des morceaux sur les pistes en tôle ondulée tellement ça vibre de tous cotés, et dans les parkings des lodges, il aura piètre allure à coté des énormes Nissan et Toyota rutilants briqués par les chauffeurs...mais il remplira honorablement sa mission, à savoir nous amener partout où on voulait aller, et sans jamais nous lâcher !
La circulation en ville est épique et mouvementée, au mileu de vélos, voitures, bus et matatus surchargés,charriottes en tous genres tirés par des animaux divers, sans parler des piétons, car il n'y a que peu de trottoirs et faute de moyens les Kenyans se déplacent énormément à pied !
Sortis de la ville, ça se calme un peu: ne subsistent que d'énormes (et très anciens) camions, qui transportent les marchandises dans tout le pays.Leurs chauffeurs sont également des mécaniciens hors pairs, et il est fréquent de voir des camions arrétés au bord de la route, avec les "tripes" étalées sur la dite route !ce qui rajoute encore un peu de piment à la conduite, assez stressante dans ce pays !
De Nairobi, 260 km de "route", tantôt assez bien goudronnée (aux abords de la capitale), tantôt piste (parfois, il ya tellement de poussière soulevée par les véhicules précédents qu'on ne sait plus si on est toujours dessus!) pour atteindre l'entrée du Parc du Masaï Mara.(Sekenani Gate).Bien que l'Europe aie versé des millions d'euros pour refaire cette route, qui dessert quand même l'une des destinations phares du pays (et qui génère des millions de dollars de profit!), peu d'efforts ont été faits...pour privilégier les compagnies qui amènent les touristes...en avion privé au parc ! (compagnies dont les capitaux sont détenus par des personnalités "influentes", mais chut...)
Peu après Narok, nous atteignons le bord de la Rift Valley, cette faille de l'écorce terrestre qui traverse le Kenya, du Lac Turkana jusqu'à la frontière Tanzanienne.
Le paysage s'étend à perte de vue, sous la brume de chaleur déjà...et le soleil dont la lumière écrase tous les détails.
Il nous faudra bien 6h de route pour atteindre la porte du parc et payer notre doit d'entrée, visa pour un des derniers paradis des animaux sauvages...
A peine entrés d'ailleurs, nous croisons, non sans émotion, nos premiers animaux sauvages, en totale liberté (le Mara n'est absolument pas cloturé...et pour cause ! 1800 km² !!)
Sur le bord de la piste, notre première girafe nous souhaite la bienvenue....avec hauteur !!!
Encore 40 km de piste en tôle ondulée avant d'arriver à notre lodge...L'astuce, c'est de rouler suffisament vite, mais pas trop, pour éviter de sentir toutes les ondulations de la piste ! Gilles ne s'en sort pas trop mal !Par moment, ça vibre tellement à l'arrière que nous craignons perdre la porte et la roue de secours ! Nous nous arrêtons pour vérifier, mais à part des tonnes de poussière infiltrées de partout, tout va bien !
Nous arrivons enfin à Keekorok Lodge ! Des bungalows disséminés sur une esplanade ouverte, et un batiment principal pour la reception et le restaurant, ainsi qu'une piscine. La structure n'est pas cloturée, chic ! en effet nous verrons zèbres, antilopes, singes et autres s'ébattre gaiement autour les batiments.
Les porteurs qui se sont précipités au bruit du moteur sont un peu surpris: pas de chauffeur pour ces touristes?? apparemment, les gens qui se déplacent seuls ne sont pas légion...
On nous attribue notre bungalow, on s'installe, une bonne douche rapide, et direction le restaurant pour un déjeuner plutôt tardif: il est 14h passés !mais tout le monde est très compréhensif et souriant ici, même si l'horaire est dépasé !
Puis nous visitons le site.
Le batiment principal, complétement ouvert sur l'exterier: ici, pas de corvée de nettoyage de fenêtres !!!
Notre bungalow en pierres, très clean.
Ce soir, nous aurons des galopades de zèbres autour de nous, et une antilope effrayée sur la terrasse !
Mais heureusement, aucun fauve n'est venu chercher son dîner dans le jardin!
C'est douillet ! on va bien dormir ce soir ! d'ailleurs, ici on se couche tôt...et on se lève aussi très tôt si on veut apercevoir les animaux avant que la chaleur ne les contraigne à se mettre à l'abri.
Du coup, la sieste s'impose après le dejeuner, et de toute façon, en début d'après midi, rares sont les animaux à s'aventurer hors du couvert ou de leurs cachettes.
La piscine est magnifique....et attire aussi parfois des adeptes inattendus ! (un vervet)
Nous trouvons aune autre piscine un peu plus loin....réservée à d'autres convives !!!
c'est l'hippo-pool !
Le cheval du fleuve...cet herbivore, qui galope littéralement sous l'eau, ne sort du milieu aquatique que pour brouter le long des berges, le soir. En effet, sa peau ne lui permet pas de rester trop longtemps au soleil, il se réfugie donc dans l'eau dans la journée.
Nous en verrons plein dans la Mara River et au Lac Baringo.
Malgré son allure pataude, c'est l'un des fauves qui cause le plus d'accidents graves:que ce soit à terre, en chargeant, ou dans l'eau en renversant les embarcations qui s'approchent de trop près!
Le soleil a commencé à décliner, nous partons pour notre premier "game drive" ! c'est à dire notre première recherche de gibier en voiture !
Notre 4X4 modèle "toy" possède un roof hatch, c'est un dire un panneau amovible sur le toit: c'est bien pratique pour repérer de loin les environs, et prendre des photos !
Nous sommes les seuls à partir avec notre propre véhicule et sans guide-chauffeur: ici, tout est organisé :Gros 4X4 Nissan ou Toyota, éventuellement des minibus bondés, climatisés, avec radio CB qui permet aux chauffeurs de communiquer entre eux, et de se donner des indications sur les endroits où sont les animaux.
On assiste parfois à des ruées et des embouteillages dans la brousse, du plus comique !
Nous n'avons pas de CB, on va se débrouiller seuls pour trouver nos bestioles!
Déjà, à peine sortis du Lodge....
Phacochères en famille, un babouin méditatif, et quelques gazelles attentives à notre présence...
" Anes rayés" et gnous broutent volontiers ensemble
et puis c'est bien connu: l'union fait la force!
Plus loin, une troupe de lionnes est nochalament étendue..en plein milieu de la piste ! Un "troupeau" de minibus et de 4X4, visible de loin, les entoure, sans que cela paraisse les déranger.Les véhicules les contournent sans qu'elles bougent, et vont chercher d'autres animaux spectaculaires et moins statiques à offrir en patûre aux touristes en mal de sensations fortes...A notre départ, le 4X4 se plante dans une ornière...à 25 mètres des lionnes! nous n'avions pas bloqué le différentiel ! Et bien sur, sur ce modèle, il se bloque...de l'extérieur! descente forcée le temps d'un éclair, chacun de notre coté ! Hop! vite on remonte, ouf elles n'ont pas bougé! mais le 4X4 ne bouge pas non plus: une des roues est dans le vide. Pas de temps à perdre en tergiversations: à forec de coups d'accélérateur, on va finir par éveiller leur attention: c'est maintenant ou jamais: je descends en vitesse pousser notre "toy" car, le temps qu'il se rétablisse sur ses 4 roues. Hep! ne pars pas sans moi! Re OUFF! elles n'ont pas bougé. Adrénaline....et fou rire.
C'est la fin de la journée, il est temps de rentrer au lodge (on a au moins le sens de l'orientation!)
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13/08/2007 - Organisation du voyage : préparer c'est déjà partir !
AVANT LE VOYAGE:
(Organisation, bonnes adresses, ect.... )
Guides utilisés :
- Le Routard
- Le Petit Futé
- Guide Gallimard
Recherches sur internet :
- Forum du routard
- Voyage forum
- Moteur de recherches google, en tapant toutes sortes de mots clés !
Location de 4X4 :
- Central rent a car, à Nairobi : http://www.carhirekenya.com
- 4X4 Suzuki maruti gypsy king, loué pour 10 jours (conduit par nous mêmes) : 850 us$, asurances et assistance comprises., avec 2000 kms.
- Très bon accueil, sont venus nous chercher à l’aéroport et nous y ont ramenés ; véhicule simple mais bien entretenu.
Réservation de lodges :
- Choices wild limited, Nairobi : http://www.choiceswild.com/holidays
Là encore, un bon service et surtout des tarifs très ainteressants pour les lodges des parcs et réserves !En reservation directe auprès des établissements, il fallait compter 250 us$ par nuit, là on a payé « que » 100 us$ par nuit, pour 2 en pension complète !
Lodges réservés :
- Keekorok Lodge au Masaï Mara http://www.wildernesslodges.co.ke
- Samburu Lodge au Parc de Samburu (même site)
- Malewa River Lodge au Parc privé de Kigio (près de Naivasha) http://www.malewariverlodge.com
- Yare club and Campsite : à Maralal (pas de site internet)
- Timau River Lodge à Timau (Mont Kenya) (pas de site internet)
- Robert’s camp au lac Baringo http://www.lake-baringo.com/RobertsCampHomePage.htm
Restaurant à Nairobi : Le Carnivore .
Pour donner une idée : http://www.bouts-du-monde.com/1af/htm/kenya-tz/cuis_ken.htm
Hotel à Nairobi : Heron Court hotel : http://www.heronhotel.com/
Parcs et Réserves :
http://www.kenya-tanzanie.com/reserves.htm
http://www.kws.org/
http://www.malewariverlodge.com/kigio.htm
NOTRE ITINERAIRE :
- Jour 0 : Départ de Nice (7h) – Nairobi (19H) par Swiss
- Jour 1 : Nairobi – Masaï Mara
- Jour 2 : Masaï Mara
- Jour 3 : Masaï Mara – Gilgil par Mau Escarpment
- Jour 4 : Gilgil – Lac Baringo
- Jour 5 : Baringo – Bogoria- Baringo
- Jour 6 : Baringo - Maralal par la piste et villages pokots
- Jour 7 : Maralal – Samburu Park
- Jour 7 : Samburu Park
- Jour 8 : Samburu Park - - Timau (Mont Kenya)
- Jour 9 : Timau – Nairobi (Parc de Nairobi et départ à minuit)
- Jour 10 : Arrivée à Nice à 10H.
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Nos 10 jours au Kenya : récit, photos, découvertes, souvenirs...
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